L'oraison, prière intérieure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Oraison et les enfants - 1.4

Faisons découvrir le silence à l'enfant

Que faut-il pour cela ? La première condition est de se défaire d'un certain rationalisme, et de croire en vérité à la grâce du baptême et de l'intimité divine chez les petits enfants. Et puis il faut avoir soi-même l'estime et une certaine expérience de l'oraison.

Alors, on sentira spontanément qu'au lieu de chercher à " occuper " le plus possible l'enfant pendant une retraite, pendant le temps de la prière, il faut au contraire le désoccuper, lui faire découvrir la valeur di silence, de la présence, de l'offrande, de la foi.

Les jeunes enfants comprennent si bien cela, dès qu'on le leur explique avec des mots à eux :

" Quand quelqu'un te fait un cadeau d'une boîte de chocolats, tu lui offres tout de suite un chocolat pour le remercier. Le Bon Dieu nous donne, tous les jours, toute notre journée et toute notre nuit ; il faut lui offrir tous les jours un petit moment de notre temps, où on ne fait rien d'autre que de penser à lui et de rester près de lui ".

" Te souviens-tu, quand ton papa est rentré après ce long voyage, tu es resté assis près de lui, si content de le revoir que tu ne disais rien ? On peut aussi être si content d'être près de Jésus qu'on n'a pas besoin de parler ". […]

Laissons l'enfant à sa spontanéité

Il faut laisser l'enfant à sa spontanéité, ne pas s'étonner si parfois sa prière ressemble à celle du jongleur de Notre-Dame. Cette grande fille, intelligente et affectueuse, mais gravement handicapée par une extrême instabilité, était restée un quart d'heure à la chapelle :

" Voilà comment j'ai fait : il n'y avait personne, je me suis agenouillée à toutes les places, l'une après l'autre, pour dire à Jésus que je l'aimais de toutes les places ! Et comme cela, j'ai prié longtemps ".

Il vaut mieux ne pas fixer d'avance la durée, mais laisser l'enfant libre de finir sa prière quand il lui plaît. Si nous en avons la possibilité, préparons-le doucement à l'oraison, en créant une atmosphère de recueillement et de désir. Mais, ensuite, sachons nous effacer.

Peut-être qu'aujourd'hui deux minutes représenteront le maximum dont il est capable. Ne faisons pas de réflexion, n'insistons pas. Peut-être aurons-nous une surprise dans l'autre sens. Je pense à ce petit garçon de sept ans, vif argent. Sa mère affirmait qu'il lui était impossible de fixer son attention plus de trente secondes. Nous allons ensemble à la chapelle, à petits pas, en parlant de Dieu, de son amour et de sa grâce ; en entrant, je lui dis : " Tu n'as qu'à me toucher le bras dès que tu voudras partir ". Je pensais qu'au bout des trente secondes annoncées, mon bonhomme allait s'agiter. Non. Le temps passait, et il était toujours plongé dans un recueillement profond. Vingt minutes plus tard, c'est moi qui, appelée par un devoir urgent, ai dû, la première avec quel regret, donner le signal du départ.

Respectons l'âme de l'enfant

L'oraison est par excellence chose strictement personnelle. Il est souhaitable que dans une famille chrétienne, dans un collège religieux, tout la favorise ; on peut la suggérer, la rappeler, il n'est pas question de l'imposer, ni de la contrôler.

Respectons profondément l'âme de l'enfant et l'œuvre du Saint Esprit en lui : évitons de poser trop de questions, sachons protéger son secret, et le mystère de l'intimité. En face d'un enfant qui a ainsi une vie de prière personnelle, demandons au Seigneur de nous donner un tact spirituel affiné : comme tout enfant, celui-ci a besoin d'être encouragé, soutenu ; mais ce domaine où il est mené par le Saint Esprit ne nous appartient pas. L'oraison développe la personnalité surnaturelle et aiguise le sens de l'inviolabilité de la conscience.

Elle exige aussi une nourriture substantielle ; quand nous parlons des choses de Dieu à ce petit enfant, n'en restons pas au plan des historiettes ; il est bon, sans doute, qu'il connaisse les enfances des saints, des traits touchants et facilement imitables. Mais, bien souvent, il sera beaucoup plus avide de l'essentiel, des grandes vérités de la foi, qui l'aideront davantage à se plonger en Dieu.

Oui, les jeunes enfants, s'ils ne conceptualisent pas, comprennent beaucoup plus de choses que les adultes ne croient ; il faut surtout faire attention - à n'employer que des mots qu'ils connaissent. Et alors ils comprennent très bien et leur intuition des choses de Dieu va infiniment plus loin que les mots.

Si vous ne devenez pas comme des petits enfants…

Les enfants mettent leur foi en pratique avec une générosité qui nous confond. Elle avait bien compris, cette petite fille de six ans qui avait passé plus de trois quarts d'heure à la chapelle. - " Tu as prié tout le temps ? " - J'ai commencé par dire ma prière. Et puis, quand j'ai eu fini, je me suis tue pour laisser le Bon Dieu travailler dans mon cœur ". […]

Et cet autre, cinq ans et demi, me disait : " Expliquez-moi le Saint Esprit…. ". Comment trouver des mots assez purs pour parler du Saint Esprit à cette âme limpide ? J'ai essayé de lui dire les mots mêmes dictés par le Saint Esprit, le texte de saint Paul : " Dieu le Père a mis en nous l'Esprit de son Fils qui dit : " Père " (Ga 4, 6). Il n'y a là aucun mot qu'il ne puisse comprendre, j'ai seulement supprimé abba le terme araméen. Après un instant de réflexion, il dit : " C'est beau ". Puis après un long moment de silence : " Encore ". Et je repris : " Dieu le Père…. ". Plusieurs fois il recommença, avec l'admirable sérieux des petits enfants : " Encore ". Si je voulais changer ou expliquer, il interrompait : " Encore la même chose ". Et je redisais le même texte dont il ne se lassait pas.

Les petits enfants ne sont-ils pas nos maîtres en matière d'oraison ?

Sœur Jeanne d'Arc

Un enfant est entré dans l'église. Il s'est glissé dans un coin. Il regarde autour de lui. Ce silence le pénètre et lui fait du bien. Cette présence devant lui, autour de lui, le nourrit et le soulève. Il se sent bien. Il regarde. Il se tait. Un adulte entre et voit l'enfant : " Que fais-tu ? - Rien. - Dis un je vous salue Marie ". L'enfant le dit et s'en va tout de suite. Les mots ont tué la prière.

François-Louis DUPIRE

Témoignages

Quand les enfants réagissent à la Parole de Dieu

Voici deux témoignages présentant des expériences de prière en groupe. L'écoute de la Parole de Dieu y tient une place centrale. Chacun à sa manière montre combien il est important de mettre très tôt les enfants en contact avec la Parole vivante et active de Dieu, afin qu'elle puisse modeler et façonner leur cœur et leur intelligence.

Une écoute en profondeur

Le premier témoignage nous vient du Japon. Des enfants de 5 à 9 ans se réunissent pour écouter ensemble la parole de Dieu, la laisser résonner en eux dans un climat de silence et de prière, et la partager ensuite aux autres. La méthode décrite ici, outre l'intérêt pédagogique qu'elle présente, est fondée sur la foi en l'Esprit Saint à l'œuvre dans l'âme des jeunes baptisés.

Voici comment se déroulent habituellement les rencontres. Les enfants viennent de différents groupes ou paroisses. Sœur Fujita les fait asseoir en rond autour d'elle. Chaque enfant est invité à se présenter lui-même à ses petits compagnons. Il dit son nom et ajoute la formule conventionnelle au Japon dont la sœur fait ressortit tout le sens : " Dozo Yoroshiku ", c'est-à-dire " veuillez m'être favorable ". Une fois la glace rompue, chacun explique ce qu'il attend de cette écoute de la Parole de Dieu, puis tous se recueillent quelques instants afin de prier pour lui. Ainsi, peu à peu, se soude la fraternité. La charité envahit ces cœurs tout dociles à l'action de l'Esprit Saint. Des chants bien choisis contribuent à créer une atmosphère de prière et à mettre tout le monde en état d'accueil et de réceptivité.

On prévient les enfants qu'ils vont écouter la Parole de Dieu, et qu'à travers le passage qui leur sera lu, cette Parole éveillera en eux un écho. Ce que Dieu leur fera comprendre, ils le transmettront ensuite à leurs camarades, car la Parole de Dieu n'est jamais dite pour soi tout seul, elle est le pain de famille destiné à être partagé avec tous les frères.

Un profond recueillement s'établit alors chez les enfants et gagne parents et catéchistes assemblés autour d'eux. Personne ne rompt le silence. Le texte est lu sans explications. A mesure que l'enfant comprend le message qui lui est adressé, sa figure s'éclaire. Il prend son crayon et écrit la Parole reçue. Quand il a fini, il va montrer son texte à la sœur pour un contrôle aussi respectueux que possible de l'idée et de l'expression de l'enfant. Ne sont corrigées que les " hérésies ", rares en général. Quand les enfants ont terminé, chacun lit aux autres ce que Dieu lui a dit. Le moment du partage est très émouvant. C'est une vraie catéchèse des enfants entre eux. A leur manière, ils expriment ce qu'ils ont découvert intérieurement dans la prière et qui s'est gravé dans leur cœur bien mieux que par l'étude du catéchisme : Dieu partout présent, son amour, la merveille de son pardon, la loi de charité, la joie dans l'Esprit Saint….

   

Un garçon de 9 ans qui, dans un sursaut de révolte, avait dit au début d'une réunion : " Mon désir, c'est qu'on me laisse tout seul dans mon coin et qu'on me fiche la paix ", avoua à la fin : " Jésus m'a demandé d'être l'ami de tous ".

Vivre une scène d'évangile

Autre témoignage. Une scène d'évangile est non seulement lue mais commentée de manière très concrète. Les enfants sont invités à prier à partir de ce texte.

J'avais accompagné à la campagne, pour une retraite de 48 heures, une trentaine de filles se préparant à la profession de foi. Elles avaient environ 12 ans. Un prêtre présent à cette retraite me dit : " Voulez-vous leur parler de la prière ? ". Je réponds : " Parler de la prière ? Non, mais si vous voulez, nous allons prier ". Le prêtre accepta.

Je demandai aux enfants assises devant leur table de ne rien garder sur ces tables, puis de joindre les mains et de rester immobiles par respect pour celui qui vient toujours quand on prie.

Dans ce cadre de respect et d'attente, je pris un passage d'évangile, très simple, bien connu des enfants : Jésus chez Marthe et Marie.

Je commençai à raconter cette histoire comme si je voyais les personnages, la maison. Pour bien recevoir le Seigneur Jésus, Marthe prépare la maison. Elle nettoie partout, met des fleurs, apprête le repas. Pendant ce temps, Marie cent fois est allée à la porte pour voir si elle n'aperçoit pas Jésus. Marthe espère bien que Jésus lui fera un compliment en voyant tout ce qu'elle a fait pour lui. Marie, elle, l'attend avec tout son amour. Et Jésus est arrivé. Il a vu les préparatifs de Marthe et comprit qu'elle attendait un petit compliment… Il a regardé aussi les yeux ardents de Marie. Il regarde toujours jusqu'au fonds des âmes.

A ce point du récit, je me suis arrêtée, et j'ai commencé à parler au Seigneur comme s'il était vraiment là. Les enfants étaient si attentives qu'elles paraissaient saisies. Alors j'ai demandé : " Qui veut continuer à parler à Jésus ? ". Les mains se sont levées, nombreuses. Cette prière spontanée, confiante, a duré jusqu'à ce que je dise aux enfants : " Maintenant vous allez vous rendre au jardin en silence, et vous continuerez à prier Jésus. Puis vous reviendrez ici ".

Et nous avons vu ces jeunes, silencieuses et recueillies, marchant dans les allées du jardin ou assises contre un arbre. Elles priaient. Après un bon moment, elles sont revenues, le visage paisible et heureux.

Ce jour-là, la prière ne leur est plus apparue comme une obligation mais comme une rencontre avec Celui dont on se sait aimé et à qui on peut parler simplement.

Au Trocadéro, un enfant de 4 ans. On le hisse pour voir une carpe dorée. " Qui est-ce qui l'a faite ? demande-t-il. - Tu le sais bien. - Mais dis-le-moi,-toi. - C'est le bon Dieu. - C'est mon bon Dieu à moi ? Alors je lui dis merci pour le poisson ".

Témoignage

Mes élèves et l'oraison

En rentrant d'une semaine de prière à Troussures, je décidai de faire découvrir l'oraison à mes trente-quatre garçons (9-10 ans), étant moi-même chargée de l'enseignement religieux. Forte des conseils du Père Caffarel et de ma petite expérience, j'ai donc entrepris d'initier mes élèves à la prière silencieuse, au dialogue d'amour avec Dieu.

Le silence, initiation à l'oraison

Première étape : les initier au silence, qui est la condition indispensable à l'écoute de la Parole de Dieu. Peu à peu, mes garçons y prennent goût. Ils y sont amenés par l'attitude corporelle que nous adoptons ensemble : debout, bien droits, les bras le long du corps. Lorsque l'équilibre est trouvé, nous fermons les yeux. Maintenant ce silence est très vite obtenu de tous. Alors je me rends au fond de la classe et je prie à voix haute, lentement, afin qu'ils fassent leur cette prière. Les premiers temps, c'était très bref : une minute seulement, chaque jour, avant de commencer le travail. Ils s'y appliquaient si bien que j'en étais bouleversée. Bientôt je renouvelais l'exercice du silence intérieur une ou deux fois au cours de la journée, quand je les sentais tendus, las ou excités. La paix revenait alors très vite.

Par la suite, je les invitai, au cours de ces exercices, à poser un acte de foi intense. Un Dieu vivant, impatient de se donner à nous, qui nous attend sans cesse au détour du chemin, qui vient à nous au moindre petit acte d'amour, tels ont été les thèmes les plus habituels de ces moments de recueillement.

Dieu est-il une personne vivante pour l'enfant ? Je puis affirmer que oui, oh combien ! Telle réflexion spontanée m'en donne la preuve parfois. L'un de mes garçons est ravi à l'idée, que par un seul acte de foi, il " touche " Dieu. Plus ordinairement, je l'apprends par leur cahier de prière. Je leur ai demandé en effet de tenir un cahier personnel de prière. Une fois par semaine, durant notre demi-heure d'enseignement religieux, ils écrivent sur ce cahier, toujours dans le plus grand silence, ce qu'ils ont à dire ce jour-là au Seigneur. Et j'ai pu lire, bouleversée, chez les plus pauvres en expression orale, chez les plus timides, des prières comme celle-ci : " Je ne sais pas que te dire, Seigneur, mais je crois que tu es là. Aime-moi comme je suis ! ". Ou bien cette autre : " Seigneur, je ne suis pas intelligent comme B…, mais je t'aime de tout mon cœur. Aie pitié de moi ! ".

Pour me rendre compte si le Seigneur était pour eux quelqu'un, un Dieu vivant, je leur ai demandé parfois d'exprimer en classe, à voix haute, leur prière personnelle. Et c'est ce qu'ils ont fait. Je puis affirmer que cette prière à voix haute les a enrichis mutuellement et leur a fait prendre conscience du Dieu vivant.

Enfin, nous avons décidé d'un commun accord de consacrer, chaque jour, au Seigneur cinq minutes de silence complet. Chacun en choisit pour soi le moment et le lieu : la chapelle de l'école durant la journée ou sa chambre le soir. Tous s'y sont mis de grand cœur. J'ai été portée par leur oraison bien souvent. Ils n'hésitent pas d'ailleurs à me demander si j'y suis fidèle moi aussi ! Une fois par semaine, moi comme eux, nous nous disons si nous avons donné cinq minutes quotidiennes au Seigneur. Si parfois l'un ou l'autre a oublié, tous pensent à lui ce jour-là durant leurs cinq minutes silencieuses. Ceux qui ont été fidèles ont le droit de dessiner une étoile, sur leur cahier de prière.

Durant cette dernière phase d'initiation, j'ai ajouté un enseignement explicite, sous forme simple, concernant l'oraison. Par exemple : nécessité de bien commencer son oraison ; bien savoir ce que l'on veut faire de ce temps de recueillement ; comment se comporter à l'égard des distractions ; penser que le Seigneur nous attend toujours, qu'il nous appelle, non seulement pour nous, mais aussi pour les autres auxquels il veut nous envoyer…

Un premier bilan

Est-il possible, après un an d'expérience, de faire un premier bilan ? Oui, et les résultats m'étonnent et me réjouissent. Ma propre attitude vis-à-vis de mes garçons a changé. J'ai découvert vraiment l'enfant qui m'était confié : non plus seulement un élève à instruire, mais d'abord une personne que Dieu aime, en qui Dieu vit. Mon regard sur la classe en a été complètement transformé : je me suis mise à aimer ces garçons plus intérieurement, sans les cataloguer pour telle ou telle attitude extérieure de paresse ou de dissipation.

L'ambiance de la classe s'en est trouvée améliorée. Le travail lui-même a pris sens dans l'esprit des plus déshérités au plan intellectuel. La discipline n'a plus posé de problème. Un regard bien souvent suffit à ramener à l'attention un enfant distrait. De ma part, plus de cris, mais le calme. Si besoin est, je les invite à stopper toute activité, à faire silence, à plonger en eux-mêmes pour y rencontrer Dieu.

Par l'intermédiaire des enfants, je touche aussi les parents. Tous, certes, ne sont pas aussi favorables. Il me revient à l'esprit cette anecdote : Pierre était dissipé, inattentif, très mauvais en orthographe. Sa maman est célibataire. Il souffre terriblement de ne pas avoir de papa, et surtout de l'attitude fermée, hostile, de sa maman chaque fois qu'il a voulu lui faire partager la joie, la paix, sa possibilité d'attention au travail qu'il doit à sa fidélité aux cinq minutes d'oraison quotidiennes. La maman constate avec moi les progrès de Pierre, mais elle ne veut y reconnaître rien de " spirituel ". Un jour, Pierre en rentrant à la maison s'entend dire par sa mère : " Tu verras, quand tu auras mon âge, ces histoires, ça t'aura passé ". Et le garçon de lui rétorquer immédiatement : " Et la dame de l'école, elle n'a pas ton âge ? Eh bien, je t'assure ça ne lui a pas passé, bien au contraire…. ".

Tout ceci peut paraître irréel ; et pourtant c'est bien la vérité. Mais cela exige de la part de l'éducateur une vie d'oraison quotidienne et une constante attention à l'enfant tel qu'il est. J'en ai fait l'expérience : sitôt que ma vie d'oraison se relâche, mon attention aux enfants est moins soutenue et la pratique des cinq minutes d'oraison quotidienne devient irrégulière.

Remerciements à Mlle Danielle WAGUET pour autorisation de reproduction du cahier sur l'Oraison N° 190 paru en Juillet/Août 1983