L'oraison, prière intérieure

 

3- Les difficultés de l'oraison

Ce que vous dites sur l'oraison me paraît compliqué. Pourtant, l'oraison est simple : relation d'amour avec Dieu qui nous habite. Mais c'est nous qui sommes complexes. Et nous avons du mal à atteindre à la simplicité du cœur à cœur. D'où les difficultés souvent soulevées.

J'ai une vie très prise : obligations familiales, professionnelles, relationnelles… Comment voulez-vous que je trouve le temps de m'adonner à l'oraison ?

Ces difficultés matérielles sont les plus simples à résoudre. Problème d'organisation de notre temps. Si nous sommes vraiment convaincus de la nécessité de l'oraison, nous trouverons le temps de la placer chaque jour dans notre planning. Et si, par exemple, nous regardions moins la télévision ?

Dès que je me mets en prière, je suis assailli de distractions. Comment les écarter ?

Les distractions sont normales, il n'y a pas à s'en inquiéter. Il suffit de revenir à Dieu autant de fois que c'est nécessaire. Rappelons que l'entrée en oraison suppose une orientation de notre cœur vers Dieu : "Je veux ce que tu veux". Tant que cette orientation demeure (et pour cela la renouveler de temps à autre au cours de l'oraison), nous prions réellement… Mais il est certain que les distractions viennent perturber notre attention amoureuse à l'Hôte divin. Faut-il les attaquer de front ? C'est souvent les exacerber ou en susciter d'autres.

Alors que faire ?

 

D'abord un petit moyen :

Avoir sous la main de quoi écrire et noter brièvement le souci d'une chose à faire qui nous assaille ; cela suffit souvent à nous en délivrer (je ne l'oublierai pas).

Ensuite, intégrer la distraction dans notre prière, sous forme de demande de pardon, d'intercession, de remerciement…

 

Madeleine Delbrêl disait : "Les distractions deviennent prière quand on pense à elles avec Dieu. Lutter contre elles, c'est quelquefois se distraire davantage".

 

Enfin, revenir au texte de la Parole de Dieu qui sert de support à notre oraison : le relire lentement en disant à Dieu : "Tu me parles, je veux t'écouter".

Ou redire, en la savourant, une prière connue.

 

L'essentiel : retrouver l'attention à la Présence.